La marche de l’Homme

Aux premières lueurs du soleil

Homme lève-toi et marche

Car de nous jamais le ciel

Ne fut si éloigné et si proche

Prends les armes du salut,

Ta conscience, ta dignité et tes amours

Et porte les à ton cou tels des totems de l’absolu

Puis cours à en perdre le souffle après ta seule bravoure

La vie, malicieuse, t’apprendra la tristesse

Quelquefois  joyeuse t’offrira le simple bonheur

En retour, tu lui feras le sacrifice de la paresse

Pour forger des lendemains heureux de lenteur

Parce qu’il est vrai et qu’à raison et à tort,

Le présent nous entraîne comme par malédiction

Dans les abysses de notre prochaine mort,

Onde invisible crainte et maudite avec passion

Alors n’oublie pas de t’arrêter et d’observer

Cet horizon de plaines, de montagnes et de mers

Il te rappellera ceux qui t’ont et que tu as aimés

Et ranimera parfois des souffrances toujours amères

Tu reviendras alors à la vie et savoureras à pleine bouche

Thés et vins, pigeons et bœufs, légumes et fruits

Puis comme les petits hommes, tu rentreras à la ruche

Pour enfin apprécier les songes de la nuit