Nager en Atlantique

L’eau coule et s’enroule
Autour de ton corps mince
Tes seins pointent et balancent
Sous son poids et celui du sel

Tu plonges la tête
Tu ouvres les yeux
Ça pique, ça t’embête
Tu les fermes, c’est mieux

Une force brute t’embarque
Une vague t’attaque
Elle t’emporte sec
Elle se casse et toi avec

Les rougeurs stigmates
Des frottements du sable
S’apaisent au contact
De l’écume trouble

Le nez coule
La bouche quémande
De l’eau douce
Honorable amende
D’un corps qui souffre
Pour que vive le souffle